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5ème République au Gabon : Geoffroy FOUMBOULA veut rendre la parole au peuple, pas seulement aux politiciens

Libreville, le 16 Mai 2026. BWM - À l’heure où la 5ème République tente encore de trouver sa voix entre promesses institutionnelles et attentes populaires, une question revient avec insistance dans les conversations des citoyens : le peuple sera-t-il enfin associé aux décisions ou restera-t-il simple spectateur des cérémonies républicaines ?

C’est dans ce contexte qu’a eu lieu, ce samedi 16 mai 2026 à ABC Mall aux Charbonnages, la Grande Rencontre Citoyenne autour du thème : « La place de la démocratie participative dans la 5ème République ». Une rencontre portée par Geoffroy FOUMBOULA LIBEKA MAKOSSO, figure de la société civile gabonaise et acteur engagé de la transition institutionnelle.

Dans une salle réunissant ONG, syndicats, leaders religieux, mouvements de jeunesse, défenseurs des droits des femmes, représentants des personnes vivant avec handicap et peuples autochtones, le message était clair : la démocratie ne peut plus être un spectacle où seuls les politiciens parlent pendant que les citoyens applaudissent par obligation républicaine.

Le ton de la rencontre oscillait entre pédagogie institutionnelle et rappel subtil des réalités gabonaises. Car au Gabon, la démocratie a souvent changé de nom sans toujours changer les habitudes. Multipartisme hier, monopartisme ensuite, pluralisme aujourd’hui mais pour beaucoup de citoyens, le principal droit politique reste encore celui de regarder les débats à la télévision avec un sachet d’eau glacée à la main.

Geoffroy FOUMBOULA, lui, a voulu remettre le citoyen au centre du jeu démocratique. En retraçant l’évolution politique du Gabon de la création des premiers partis politiques dans les années 1940 jusqu’à la consécration actuelle de la société civile comme acteur reconnu de la gouvernance l’intervenant principal a insisté sur une idée simple : une République moderne ne peut fonctionner durablement sans participation populaire réelle.


Au fil des échanges, plusieurs recommandations majeures ont émergé :

renforcer la décentralisation ;

encadrer légalement les pétitions citoyennes ;

instaurer des budgets participatifs municipaux ;

améliorer l’accès à l’information publique ;

former davantage les jeunes à la citoyenneté ;

utiliser le numérique pour consulter la population.


Autrement dit, faire en sorte que le citoyen serve enfin à autre chose qu’à compléter les foules lors des meetings politiques.

Dans une atmosphère parfois studieuse, parfois ironique, les participants ont rappelé qu’une démocratie participative ne consiste pas seulement à écouter le peuple après les décisions, mais avant. Une nuance importante dans un pays où certaines consultations publiques ressemblent parfois à des cérémonies où l’on demande l’avis des citoyens après avoir déjà imprimé les conclusions.

Cette rencontre citoyenne aura au moins eu le mérite de poser publiquement le débat : la 5ème République sera-t-elle une véritable transformation démocratique ou simplement une nouvelle peinture institutionnelle sur de vieux murs politiques ?


Pour Geoffroy FOUMBOULA LIBEKA MAKOSSO, l’avenir du Gabon dépend désormais d’une gouvernance où le citoyen ne sera plus considéré comme un simple électeur saisonnier, mais comme un acteur permanent de la décision publique.

Et dans un pays où la politique a longtemps été pratiquée comme un héritage familial ou un sport de conservation du pouvoir, certains participants sont repartis avec une étrange impression : celle d’avoir, pour une fois, été invités à réfléchir au lieu d’être simplement invités à applaudir.

Guy vianney NGOSSANA


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