Politique/Élections législatives à Akanda : la supercherie de la CNOCER déjouée grâce la vigilance du candidat de l'UN ?
Libreville , le 27 septembre 2025. BWM- le Gabon a été le théâtre d'un événement électoral marquant, mais aussi d'une polémique qui a secoué les fondements mêmes de sa démocratie. Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, candidat aux élections législatives et locales, s'est retrouvé devant la presse nationale et internationale le 29 septembre 2025 a son siège sis à Akanda, pour dénoncer les résultats annoncés par le président du CNOCER, l’institution en charge de l'organisation des élections.
Dans un discours empreint de passion et de conviction, Ayi a mis en lumière ce qu'il considère comme une tentative manifeste de falsification des résultats.
Dès le début de son intervention, Ayi a exigé que le président de la CNOCER annonce les résultats réels du scrutin dans le deuxième arrondissement de la commune d'Akanda, conformément aux procès-verbaux affichés devant chaque bureau de vote à l'issue des opérations de dépouillement.
Sa demande était claire et précise : il a appelé à une enquête administrative interne pour faire la lumière sur les anomalies qu'il avait constatées. « Il est hors de question que je m'associe à une entreprise de falsification des résultats des élections dans notre pays », a-t-il déclaré avec fermeté.
Ayi a également souligné l'importance de la transparence et de l'intégrité dans le processus électoral. Pour lui, la crédibilité de la démocratie gabonaise est en jeu. « Au lendemain de ces élections, le pays attend du président de la CNOCER qu'il fasse preuve d'autorité et de fermeté », a-t-il insisté. En effet, il n'est pas seulement question de chiffres, mais de la confiance que les citoyens accordent à leurs institutions.
Les résultats provisoires annoncés par le CNOCER étaient en totale contradiction avec ceux affichés dans les bureaux de vote. Ayi a mis en exergue des écarts significatifs, tels que le nombre de votants qui, selon le CNOCER, était de 4 364, alors qu'en réalité, il s'élevait à 8 034.
Cet écart de 3 670 voix représente un taux de participation de 29,66%, bien au-delà des 16,88% annoncés. « C'est inacceptable », a-t-il martelé, en soulignant que ces chiffres ne doivent pas être pris à la légère.
La situation est d'autant plus préoccupante qu'elle rappelle des événements passés où des résultats électoraux contestés ont conduit à des tensions politiques et sociales. Ayi a fait référence à la crise politique de 2023, lorsque des résultats falsifiés avaient provoqué une intervention militaire. « Nous ne recommencerons pas ça », a-t-il averti, rappelant l'importance d'une élection libre et équitable.
Dans un climat d'incertitude, Ayi a clairement indiqué qu'il ne participerait pas à un second tour si les résultats annoncés par le CNOCER n'étaient pas rectifiés. « Je ne vais pas encourager ça », a-t-il déclaré, affirmant qu'il préférait rester chez lui plutôt que de se prêter à une mascarade électorale. Cette position, bien que radicale, témoigne de son engagement envers une politique transparente et honnête.
Il a également rappelé que la politique ne se fait pas dans les prétoires des tribunaux, mais dans les urnes. « Les Gabonais doivent choisir leur élu, et personne d'autre à leur place », a-t-il affirmé avec conviction. Cette déclaration résonne comme un appel à la responsabilité collective des citoyens gabonais, les incitant à s'impliquer activement dans le processus démocratique.
Le discours d’Ayi a été soutenu par des preuves tangibles : des photos des procès-verbaux affichés dans chaque bureau de vote. En mettant ces documents à la disposition du public et de la presse, il a non seulement renforcé sa crédibilité, mais a également ouvert la voie à un débat public sur l'intégrité des élections.
« Nous devons tous être devant notre conscience », a-t-il ajouté, soulignant l'importance de la transparence dans la vie politique.
Le discours de Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi lors de cette conférence de presse a été bien plus qu'une simple dénonciation des résultats électoraux. C'était un appel à la vérité, à la justice et à la démocratie.
Alors que le Gabon se trouve à un carrefour crucial de son histoire politique, les mots d'Ayi résonnent comme un cri de ralliement pour tous ceux qui croient en une gouvernance juste et transparente.
Sa détermination à lutter contre la falsification des résultats électoraux et à défendre la voix des Gabonais est un exemple inspirant pour ceux qui aspirent à un avenir meilleur pour leur pays.
Les prochaines étapes seront cruciales, et tous les regards seront tournés vers le président de la CNOCER, qui devra faire face à cette exigence de vérité et de responsabilité.