ASSEMBLÉE NATIONALE : MICHEL RÉGIS ONANGA M. NDIAYE OUVRE LA SESSION BUDGÉTAIRE SOUS LE SIGNE DU CONTRÔLE ET DE L’EXIGENCE
Libreville, 1er septembre 2026 . BWM– L’Assemblée nationale gabonaise a officiellement ouvert, ce mardi, sa seconde session ordinaire, dite session budgétaire. Une rentrée parlementaire majeure pour la quatorzième législature, marquée par un discours dense et ambitieux de son Président, Michel Régis ONANGA M. NDIAYE, appelant à la fois à reconnaître les transformations engagées dans le pays, à renforcer le contrôle de l’action gouvernementale et à répondre aux attentes persistantes des populations.
Devant les membres du Gouvernement, les responsables des institutions constitutionnelles et judiciaires, le corps diplomatique et les députés, le Président de l’Assemblée nationale a rappelé la portée particulière de cette session qui s’ouvre conformément aux dispositions constitutionnelles et qui sera largement consacrée à l’examen du projet de loi de finances 2027.
Cette session constitue un rendez-vous décisif pour les députés, appelés à examiner la première loi de finances de la quatorzième législature.
« Le budget de l’État est, en définitive, le budget de la Nation », a rappelé Michel Régis ONANGA M. NDIAYE, invitant les parlementaires à exercer pleinement leur responsabilité dans l’examen des recettes, des dépenses et des priorités publiques.
Le message est clair : voter le budget ne doit pas signifier donner un blanc-seing au Gouvernement. Le Parlement entend renforcer son rôle de contrôle et d’évaluation des politiques publiques.
Dans cette perspective, le Président de l’Assemblée nationale a annoncé la reprise prochaine des tournées parlementaires à travers le territoire national, afin de permettre aux députés de constater eux-mêmes l’effectivité et le niveau d’exécution des projets financés par l’État.
L’un des points forts du discours a porté sur la période d’intersession, souvent assimilée, à tort selon le Président de l’Assemblée nationale, à une période de vacances.
Pour Michel Régis ONANGA M. NDIAYE, les députés sont restés pleinement mobilisés durant cette période en retournant dans leurs circonscriptions respectives pour rencontrer les populations.
« Au sens strict, c’est l’Assemblée nationale qui est allée à la rencontre du peuple gabonais », a-t-il souligné.
Ces échanges ont permis aux élus de recueillir directement les préoccupations des citoyens, notamment en matière de routes, d’eau, d’électricité, de santé, d’éducation, d’emploi et de logement.
Le Président de l’Assemblée nationale souhaite désormais faire du compte rendu parlementaire une véritable cinquième mission du député, aux côtés des grandes missions traditionnelles de représentation, de législation, de contrôle et d’évaluation.
Une importante partie du discours a été consacrée aux transformations observées ces derniers mois dans le pays.
Michel Régis ONANGA M. NDIAYE a notamment cité l’inauguration du Palais des Congrès Omar BONGO ONDIMBA, la réhabilitation et la construction de plusieurs infrastructures sanitaires et administratives, l’aménagement du front de mer de Libreville, le développement de la Baie des Rois, les projets routiers ainsi que la construction annoncée de milliers de logements sociaux.
La transformation de certaines provinces, particulièrement l’Ogooué-Ivindo à l’occasion de la troisième édition de la Fête de la Libération, a également été saluée.
Toutefois, le Président de l’Assemblée nationale a tenu à rappeler que le développement ne saurait se limiter au Grand Libreville.
« La dynamique actuelle peut et doit s’étendre à l’ensemble du territoire national », a-t-il insisté, appelant à une meilleure répartition des infrastructures et des opportunités économiques.
Au-delà du bilan des réalisations, le discours a mis en évidence plusieurs préoccupations majeures.
La question de la santé a occupé une place particulière. Face à ce qui est présenté comme une fréquence préoccupante de décès, notamment chez les jeunes, le Président de l’Assemblée nationale a appelé à renforcer le système national de santé, à améliorer les plateaux techniques et à investir davantage dans la prévention et la prise en charge des populations.
Il a, à cet effet, salué les investissements annoncés par les autorités en faveur des infrastructures et équipements sanitaires.
Face aux milliers de diplômés en quête d’une insertion professionnelle, Michel Régis ONANGA M. NDIAYE a estimé que la Fonction publique ne pouvait plus, à elle seule, absorber l’ensemble de la demande sociale.
Son appel à la jeunesse est sans équivoque : oser, créer, innover et entreprendre.
La question des retards dans le paiement des bourses scolaires et universitaires a également été évoquée, le Président de l’Assemblée nationale rappelant qu’une bourse représente, pour de nombreux étudiants, bien plus qu’une simple aide financière.
Au cœur de cette rentrée parlementaire se trouve une ambition : renforcer la place de l’Assemblée nationale dans le fonctionnement institutionnel de la République.
Le Président de la Chambre basse a rappelé que la collaboration entre le Gouvernement et le Parlement ne devait pas remettre en cause les prérogatives constitutionnelles de chaque institution.
« Le Gouvernement gouverne. Le Parlement légifère, consent l’impôt, contrôle l’action gouvernementale et évalue les politiques publiques », a-t-il rappelé.
Il a également plaidé pour une application effective de l’autonomie administrative et financière de l’Assemblée nationale, considérée comme une condition essentielle au bon fonctionnement de l’institution et à l’équilibre des pouvoirs.
Entre l’examen du budget 2027, le contrôle de l’action gouvernementale, les attentes sociales et les ambitions de transformation du pays, cette seconde session ordinaire s’annonce particulièrement stratégique.
Le discours de Michel Régis ONANGA M. NDIAYE aura finalement dessiné une ligne claire : soutenir la dynamique de transformation du Gabon tout en maintenant une vigilance parlementaire constante.
Reconnaître les avancées, oui. Mais exiger des résultats, contrôler l’utilisation des ressources publiques et veiller à ce que les bénéfices du développement atteignent l’ensemble des Gabonais.
C’est donc une session budgétaire placée sous le signe de la responsabilité, du contrôle et de l’exigence qui vient officiellement de s’ouvrir au Palais Léon MBA.
Reste désormais aux députés de transformer les intentions proclamées dans l’hémicycle en décisions concrètes capables de répondre aux attentes d’une population qui, plus que jamais, veut voir les promesses de transformation se traduire dans son quotidien.
Par Guy vianney NGOSSANA