Gabon /La liberté a des lois" : Des spécialistes des questions politiques appellent à rejeter l’injure et la haine en ligne
Libreville, 12 août 2026. BWM- Défendre la République et le débat, pas l’injure. C’est le message lancé ce jour par des jeunes spécialistes des questions politiques et en stratégie, lors d’une conférence de presse.Entouré de Bénédic NGUI, diplômé en sciences politiques, et d’autres acteurs de l’espace public, il a appelé les acteurs du numérique à la responsabilité.
Il s'agit bien là de monsieur Arnaud Lilian Bilie, Mme Bénédicte NGUI, Mr. CYR Pavlove MOUSSAVOU et Mr.Michel NDONG ESSO qui ont bravement répondu aux questions de la presse nationale et internationale.
Le message est clair :"Ne faites pas l’apologie de l’innovation de l’injure"
Pour Arnaud , "il n’est pas bon de faire l’apologie de cette innovation" qui consiste à transformer les réseaux sociaux en tribune pour "cette bêtise et cette princesse humaine".
Il exhorte donc les internautes à "ne pas se faire les cours de cette bêtise". L’objectif est de ne pas céder à "ce grand vent d’épuisement moral et institutionnel" qui traverse le pays.
Citant Montesquieu, il a rappelé que : " être libre, c’est faire tout ce que les lois permettent ". Autrement dit, "nos lois prennent et la justice permet". Il faut donc "y mettre un frein" quand la liberté vire à la diffamation et à l’outrage.
Défendre la contradiction, refuser le "dialogisme" et la pensée unique:
Loin de prôner une "pensée unique", le spécialiste , Michel Ndong ESSO a insisté sur l’importance du débat.
" Il faut éviter de tomber dans ce que le philosophe appelle le dialogisme de conversion, c’est-à-dire vouloir mettre tout le monde d’accord sur tout et tout de suite", a-t-il expliqué.
Pour lui, "la contradiction est le cœur battant de notre démocratie". Elle doit se "nourrir d’argument, de réflexion et d’expertise". Aux "enfants de la République" de s’opposer à "la tyrannie de l’usure" par "la dialectique de la construction pacifique et harmonieuse de notre vivre-ensemble".
" Soyons des relais contemporains de cet ADN de socialisation pacifique et intellectuelle de notre grande nation_ ", a-souligné monsieur Pavlove MOUSSAVOU.
En Rappelant à la cohésion et à la dignité des institutions , puis en Revenant sur l’histoire du pays depuis 1960, Mr.Arnaud a rappelé que "tous les présidents se sont battus pour avoir une République de cohésion sociale forte".
Il serait donc "inadmissible qu’à quelques heures de la célébration de cette route de la dignité en tant que nation, quelques-uns s’élèvent pour faire des injures envers les représentants de l’État".
" La République se construit dans le respect. On peut critiquer, débattre, contredire. Mais on ne salit pas les institutions ", a-t-il conclu.