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"Un guet-apens savamment orchestré" : Dynamique Unitaire dénonce l’arrestation de 3 syndicalistes après une dénonciation à la Mairie de Libreville

Libreville, 27 juin 2026. BWM– La Confédération Syndicale "Dynamique Unitaire'durcit le ton. Après avoir alerté sur la "recrudescence des dérives", elle revient sur les faits : l’arrestation du président du Syndicat des Débrouillards du Gabon et de deux compagnons.

Leur seul tort, selon la centrale : avoir dénoncé des pratiques opaques et irrégulières dans le prélèvement de taxes sur les étals des marchés de Libreville.


Les faits : de la dénonciation à la garde à vue


Depuis plusieurs semaines, le Syndicat des Débrouillards du Gabon pointe du doigt des "agents de recouvrement" de la Mairie de Libreville. Motif : prélever des taxes au mépris de la loi en vigueur sur les étals des marchés.


Face à cette dénonciation, la Mairie de Libreville a invité le syndicat à la table de discussions. Une invitation que Dynamique Unitaire qualifie aujourd’hui de "guet-apens savamment orchestrée par l’institution municipale". "Quelle honte !", s’indigne la confédération.


Depuis mardi, les camarades *BEYEMENGUEMA Alvresse, Steeve MVENGOMO et OBAME OBONO Elise* sont détenus à la gendarmerie du Camp Roux sur instruction ferme. Vendredi, après trois jours de garde à vue, ils ont été présentés au Procureur de la République. Verdict : renvoi dans les geôles du Camp Roux "sans motif valable", selon Dynamique Unitaire.


"Au Gabon, faut-il craindre l’invite au dialogue ?"


Pour la confédération, l’invitation de la Mairie s’est avérée être un piège. "En lieu et place du dialogue, ce sont des arrestations qui ont été opposées à nos camarades", déplore-t-elle.


Dynamique Unitaire s’interroge : "Au Gabon, devrait-on désormais considérer l’invite au dialogue comme une voix directe vers la prison ?"


Elle accuse la Mairie de Libreville d’avoir publié un "communiqué ignoble aux allures d’intimidation", ignorant, dit-elle, la consécration constitutionnelle du droit syndical, y compris dans les marchés.


"Notre voix portera, mains libres ou enchaînées"


La confédération tire la sonnette d’alarme sur des agissements qui, selon elle, vont à l’encontre de la vision du Président de la République. Elle tient à rappeler aux autorités municipales, et à tout autre employeur tenté d’intimider les syndicats, une chose : 


"Qu’à cela ne tienne : nous revendiquons l’état de droit dans notre pays ! Nous revendiquons une gouvernance transparente ! Nous revendiquons enfin le respect des droits des travailleurs, condition sine qua non d’une paix sociale durable."


Et de conclure avec fermeté : "Notre voix portera aussi bien les mains libres qu’enchaînées dans les cellules des forces de défense et de sécurité."



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