Économique/ZLECAF : Wamkele Mene prêt à accompagner le Gabon pour conquérir le marché de 1,4 milliard de consommateurs
Libreville, vendredi 19 juin 2026. BWM – La page de l’isolement est tournée. Le Secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine ZLECAF, Wamkele Mene, était à Libreville ce vendredi. Objectif : redynamiser les relations entre le Gabon et le plus vaste marché au monde, après la fin de la suspension du pays à l’Union africaine.
Devant la presse nationale, il a posé les bases d’un partenariat concret entre le Gabon et la ZLECAF.
3 400 milliards de dollars de PIB : une porte qui s’ouvre pour le Gabon
La ZLECAF, c’est 55 États membres de l’UA, dont 50 signataires de l’accord. À la clé : un PIB combiné de plus de 3 400 milliards de dollars et 1,4 milliard de consommateurs.
Pour Wamkele Mene, le Gabon a tout à y gagner. La ZLECAF offre des opportunités dans plusieurs secteurs pour "mieux faire connaître les produits gabonais sur le reste du continent". L’enjeu : diversifier la production et les exportations pour réduire la dépendance au pétrole.
Nkok cité en exemple, Kiossi comme levier d’intégration:
Le SG a salué le modèle de la Zone d’Investissements Spéciale de Nkok. Il le qualifie de "réussi", notamment dans le bois et l’industrie pharmaceutique.
Objectif suivant : travailler avec la ZIS de Nkok pour "diversifier les chaînes d’approvisionnement" et "élargir le marché gabonais au-delà de la zone d’Afrique centrale".
Autre chantier prioritaire : le poste frontalier unique de Kiossi, aux trois frontières Cameroun-Gabon-Guinée équatoriale. La ZLECAF compte s’appuyer sur les instruments numériques pour fluidifier les échanges et augmenter les transactions commerciales.
Pas de perdant : harmonisation et protection des pays en développement
Répondant aux journalistes, Wamkele Mene a rassuré : les annexes de l’accord prévoient déjà l’harmonisation des systèmes douaniers et fiscaux pour les rendre interopérables.
Sur la crainte d’une concurrence déloyale, il garantit que la ZLECAF intègre des dispositions de différenciation. But : protéger les pays en voie de développement et garantir que l’intégration profite à tous les États membres.