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AGRICULTURE / LE RIZ « Cheyi» À LA CONQUÊTE DU GABON : DE L'EXPÉRIMENTATION À 200 HECTARES POUR NOURRIR LE PAYS

Libreville, le 03 Octobre 2026. BWM - « Notre objectif, c'est de pouvoir avoir 10 hectares, 100 hectares, 200 hectares, pourquoi pas, pour pouvoir nourrir le Gabon », explique le promoteur du projet Hermann Davy Kavougou.Une ambition simple, mais immense. Derrière cette phrase se cache peut-être le début d'une révolution agricole gabonaise.






De quelques bacs à une filière nationale

Le riz Cheyi, tout comme les variétés Mboma et Moukafaci, constitue aujourd'hui un élément clé d'une stratégie de développement de la production rizicole locale.

Leur homologation en 2025 et les premières récoltes réussies, sur quelques dizaines de mètres carrés seulement, ouvrent une nouvelle phase : celle du changement d'échelle.

Car le véritable test n'est plus l'expérimentation, mais la production de masse. Entre un bac pilote qui réussit et une production nationale sur plusieurs centaines d'hectares, le chemin reste considérable.


La souveraineté alimentaire en ligne de mire:

Derrière cette expérience rizicole se dessine un enjeu plus large : celui de la capacité du Gabon à accroître sa production agricole et à renforcer son autonomie alimentaire.

Pour devenir une véritable filière, le riz local devra répondre à trois critères non négociables : La régularité de la production, Des volumes suffisants ,un coût compétitif permettant son écoulement sur le marché.La performance agronomique ne sera donc pas le seul critère de réussite.


Les défis à surmonter:

Cette ambition soulève plusieurs questions essentielles  sur la Disponibilité et aménagement des terres,  l'Accès à l'eau,l' Équipements mécanisés ,Financement, Disponibilité des semences,l' Accompagnement technique ,puis le Stockage et commercialisation.

Le passage de quelques bacs expérimentaux à 10, 100 ou 200 hectares exigera des investissements importants et une organisation capable d'accompagner toute la chaîne, de la semence jusqu'au consommateur.


Un pari pour l'avenir:

L'enjeu est désormais de transformer les résultats obtenus sur le terrain en une production durable, compétitive et suffisamment importante pour contribuer effectivement à nourrir les populations gabonaises.

Si le riz Cheyi tient ses promesses, le Gabon pourrait écrire une nouvelle page de son histoire agricole : celle où un produit 100% local passe de l'expérience à l'assiette de chaque Gabonais.



Antine ETOUGHE

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